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22. Les réseaux sociaux dans le faire-savoir

Les médias web ne peuvent plus se passer des réseaux sociaux, car ce sont les plates-formes de partage où les internautes passent le plus de temps. Comment organiser sa présence sur ses réseaux ? Faut-il les modérer ? Y définir une ligne éditoriale ?

Quels réseaux ?

Poser la question de la présence des médias sur les réseaux sociaux, c’est déjà y répondre. Impossible aujourd’hui, pour un média, d’être absent de Facebook ou Twitter, car c’est en partie là qu’il va rencontrer son public. Mieux : entrer dans une vraie proximité avec les internautes qui constitue sa communauté. Aux Etats-Unis, certains médias comme Rockville central.com ont même tenté de basculer entièrement sur Facebook, car une majorité des lecteurs du site venait via ce réseau social. Inconvénient : vous perdez la main sur les contenus produits dans un tel espace, puisque toutes les données (textes, images, vidéos, photos) appartiennent à Facebook. Ce journal est donc revenu en arrière, faute également d’avoir validé un modèle économique.

A minima, un média pourra donc :

  • Avoir une page Facebook et un compte Twitter officiels.
  • Signaler sur cette page ses contenus propres et pertinents.
  • Mettre en ligne de larges extraits de ce contenu.

Le tout étant de publier sur les réseaux à un rythme régulier (attention aux embouteillages) et sans être envahissant, car vous pénétrez dans l’espace semi-privé des internautes qui, après avoir accepté de vous « suivre » ou d’être « ami », peuvent aussi vous « quitter ».

Définir une ligne éditoriale

Après les avoir longtemps ignoré, les principaux médias édictent désormais des recommandations, des directives, voire des guides comme celui de AFP. Certains interdisent aux journalistes de twitter des informations, d’autres préconisent la prudence ou une simple mise à distance, via la formule « ces tweets n’engagent que moi ». En tous cas, cette prise de conscience fait émerger une vraie réflexion sur l’usage médiatique des réseaux sociaux par les professionnels de l’information. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

La modération

Contrairement aux commentaires inscrits sur votre propre site, ceux des réseaux sociaux n’engagent pas les éditeurs. En droit, les réseaux sociaux sont considérés comme les fils du téléphone : impossible de les attaquer devant les tribunaux. Mais, le droit français admet une responsabilité de l’éditeur si celui-ci est intervenu dans le contenu. Par exemple, s’il a répondu à des commentaires tombant sous le coup de la loi.

En résumé, il est recommandé de ne pas modérer les discussions sur les réseaux sociaux, mais en revanche, il est plutôt vertueux de répondre aux questions ou critiques que peuvent vous adresser les internautes. Cela fait partie de l’art de la conversation des réseaux, c’est-à-dire du lien affectif et personnel noué entre un média et son audience.

Gestion des flux

Dans l’idéal, toute intervention sur les réseaux sociaux devrait être manuelle et personnalisée. Dans la pratique, ce n’est pas toujours possible : manque de temps, d’inspiration, de savoir-faire… Certaines reprises d’articles peuvent être automatisées. Il est toutefois indispensable de garder un œil sur ces lieux d’échanges, la viralité du web étant un levier aussi efficace que rapide.