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23. Organiser son « personal branding »

En théorie, il n’y a pas de règle dans le « personal branding » (promotion personnelle), sinon celles issues du marketing pour construire une marque sur le web. N’étant pas un spécialiste du marketing, mais de l’information, quelques règles de bon sens s’impose, notamment sur les réseaux sociaux.

Quel discours tenir sur les réseaux ?
Personnel ou professionnel ?

Si rien ne vous empêche d’ouvrir un compte à titre personnel, mais votre statut public de journaliste vous contraint à envisager les réseaux sociaux sous un angle professionnel (ce qui n’interdit pas les messages personnels). Voici donc quelques règles de savoir-être sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et autres) :

  • Jouer de sa singularité, ce qui fait qu’on est intéressant comme journaliste.
  • Se faire remarquer dans les lieux et auprès des relais d’opinion où « ça se passe ».
  • Adopter un ton plus personnel et décontracté que dans vos articles.
  • Jouer la transparence.
  • Savoir dire « je ne sais pas ».
  • Savoir reconnaître « je me suis trompé ».
  • Ne pas hésiter à solliciter sa communauté quand on cherche une info.
  • Ne pas oublier de remercier/signaler/soutenir ce que font les autres professionnels.

Ainsi, créer sa « marque » comme journaliste consiste autant à travailler sur l’amont (rôle de veille dans le signalement des informations et des sources pertinentes) que sur l’aval (faire connaître ses propres travaux). L’un ne va pas sans l’autre et vous serez d’autant plus soutenu et apprécié par les internautes que vous savez vous mettre au service de votre communauté. N’oubliez pas qu’internet est d’abord un espace où la philosophie du partage domine.

Comment faire savoir à sa communauté ce que l’on fait/publie ?

Dans la mesure où les réseaux sociaux sont avant tout un espace d’expression personnel, il n’est pas inutile de faire savoir à sa communauté ce que l’on fait. La fabrique de l’information repose de plus en plus sur l’explication de ses coulisses : comment le reporter travaille ? Où va-t-il ? Quelles sont ses méthodes d’enquête ? Autant de sujets qui permettent aux internautes de mieux comprendre comment se fait l’information.

Dire que l’on est poursuivi en diffamation (et par qui) ou que telle source ne veut pas répondre à nos questions, sont des informations qui intéressent nos lecteurs.

Le faire-savoir sur ce que l’on publie est plus classique. Là aussi, les journalistes n’ont pas attendu le web pour créer le « buzz » (l’attention) autour de leurs articles. A chacun sa façon de faire, selon sa personnalité et la nature de son média. Un journal people comme Voici n’aura pas la même façon de se « vendre » auprès de ses lecteurs que la New York Review of Books !

Faut-il des règles d’usage des réseaux sociaux pour les journalistes ?

Cette question est aujourd’hui récurrente, surtout depuis que de grands médias ont édicté des chartes et directives (lien vers la fiche 22) sur ce thème. Là aussi, la relation entretenue par chaque média définit la tonalité de sa présence sur les réseaux sociaux. Un comportement loyal vis-à-vis de l’entreprise et des règles édictées semblent logique à respecter. Néanmoins, il n’est pas interdit aux journalistes de prendre leur distance par rapport au traitement « officiel » de leur média, car on le sait bien, sur les sujets délicats, il y a rarement un traitement idéal et univoque !